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 There were kurious oranj (Mark E.Smith, the Fall)

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Moshen Amiryoussefi
Sommeil amer (Khab-e Talkh) (Iran, 2004)
Date de sortie française :
non fixée


    Une équipe de télévision interroge les employés du cimetière ancestral de Sédeh dans la région d'Ispahan. On les entend se plaindre de leur "patron". Ce dernier suit les interviews sur son poste de télévision noir et blanc depuis son logement voisin du cimetière et intervient ainsi très rapidement auprès de ses employés. Esfandiari tient à rétablir sa vérité. Certes il règne en maître sur le cimetière (on le voit suivre le bon déroulement de la petite entreprise du haut des rochers qui surplombent l'endroit funéraire), mais c'est parce que ses employés sont des "bons à rien". Outre ses fonctions de "gestion du personnel", il prépare les morts pour leur dernier voyage. Un jour devant son téléviseur, sa vision se trouble. N'est ce pas là un signe de l'ange Ezraël, sorte de grande faucheuse que l'on connaît en occident ...

     Ce film est surprenant à plus d'un titre. La sépulture n'est pas un sujet commun au cinéma. La découvrir dans la religion musulmane est encore plus inattendu. D'autant plus que le réalisateur approche ce sujet avec humour et dérision. La forme du film est aussi surprenante, le film mélange un côté documentaire et la fiction. Les protagonistes du film sont dans leur propre environnement et jouent leurs rôles, leurs métiers. On ne sait pas si le film est le sujet du reportage qui introduit le film, ou si cela est un songe (le dernier ?) de Esfandiari, un 'sommeil amer' ... Le téléviseur occupe également un rôle très important et singulier, il est une ouverture sur le monde pour le gardien du lieu funéraire (il regarde le curé de Cannes parler de la sépulture catholique) mais aussi un messager prophétique ...

     Le parcours de son réalisateur, Moshen Amiryoueffi, est lui aussi étonnant. Il se destinait aux mathématiques, avant de découvrir Brecht. Depuis il a écrit plusieurs pièces de théâtre et réalisé un premier court-métrage, déjà sur le personnage de Esfandiari (le réalisateur a vécu à Sédeh...).
     On souhaite que le film trouve un distributeur pour découvrir une nouvelle facette du cinéma iranien (décidément très riche), un étrange mélange cinématographique, ethnique, philosophique ... (liste non exhaustive !)





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- 27 Juin 04

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