<img src="commun/img/bandeau_alt.gif" alt="bandeau flash" />
 De nouvelles déviations apparaîtront. Les esprits curieux se renseigneront. Des caractères intraitables surgiront. (Sollers, Philippe)

Note de la Redaction > > Le zata cesse définitvement son activité web.
Vous pouvez consulter le site dans son état de 2010 (il y a un siècle). Plus d'explications par ici ...


Lucrecia Martel
La niña santa (la fille sainte) (Argentine, 2004)
Date de sortie française :
12 sept. 2004


    Tourné dans la même région que 'la ciénaga', premier film très remarqué de Lucrecia Martel, 'la nina santa' se déroule essentiellement dans un hôtel thermal qui a perdu sa splendeur du passé. L'établissement est tenu par une femme seule depuis son divorce, Helena (Mercedes Morán). Toute sa famille vit dans l'hôtel, à savoir sa mère, sa soeur, son frère, lui aussi divorcé depuis que sa femme est reparti au Chili, et sa fille Amalia. L'adolescente fait partie d'une chorale religieuse tout comme sa meilleure amie Josefina. Un jour en regardant un musicien jouer "l'amour est un oiseau rebelle (Carmen)" mp3 de Bizet au thérémin (un instrument électronique), un homme se presse physiquement contre elle ... Troublée, elle se met en tête de le séduire. Il devient l'objet de sa mission divine, sa révélation, sujet que les adolescentes débattent après les répétitions de la chorale. Elle ne sait pas encore que cet homme est le Dr Jano qui assiste au congrès de médecine organisé dans l'hôtel familial, ni que sa mère le trouve très séduisant ...
 
    Comme dans son premier film, Lucrécia Martel pose une ambiance très singulière, avec ici encore plus de richesse. Bien sûr le film est marqué par l'atmosphère de l'hôtel, son air décrépi, ses bains, son shampooing bas de gamme, ses galeries où jouent les enfants, sa grande salle de restauration et son système de sonorisation interne. La réalisatrice travaille donc ses décors et ses couleurs, tout comme le son avec ce fameux thérémin ou encore les acouphènes dont souffre Helena.

     Lucrecia Martel filme des rapports très particuliers au sein de cette famille qui vit dans la promiscuité. Elle s'attache aux rapports intimes entre les personnages et à leurs cachotteries, suggérant plus que ne montrant. Elle tisse une histoire riche en quiproquos, mêlant la religion à une certaine bourgeoisie décadente en déclin. Cette réalisatrice argentine travaille les mêmes thèmes qu'un certain Luis Buñuel. Pedro Almodovar (qui vénère également le maître méxicain) et son frère Augustin ne s'y sont pas trompés en co-produisant le film avec leur société “El deseo”. Le film est injustement passé à côté d'une récompense lors du festival, ne vous fiez pas au jury et jugez par vous même !





  1 autre article sur Lucrecia Martel :
   • La femme sans tête
  2 articles connexes :
   •  Festival de Cannes "menu 2008"
   •  Festival de Cannes "Le menu 2006"

   • La niña santa (la fille sainte)
- 28 Juin 04

[© le Zata 1996 - 2017]              {infos site}              {contact}              {goodies}              {les amis}

ndlr : le rythme d'actualisation est également curieux ...