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 De nouvelles déviations apparaîtront. Les esprits curieux se renseigneront. Des caractères intraitables surgiront. (Sollers, Philippe)

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Andres Wood
Machuca (Chili, 2004)
Date de sortie française :
19 janvier 2005


     Andres Wood met en scène ses souvenirs d'enfant lors du renversement du président Alliende par le dictateur Pinochet en 1973. Cette période nous est montré à travers le regard de Gonzalo Infante un petit garçon qui fréquente un collège catholique bourgeois de Santiago du Chili. Le gouvernement alors élu avait favorisé l'insertion des populations indiennes. C'est ainsi que Gonzalo et ses camarades en costumes cravates style anglais voient débarquer des enfants en lambeaux des bidonvilles voisins. Gonzalo jusque là solitaire (son père est souvent en voyage d'affaires, sa mère voit en cachette un riche homme âgé, et sa grande soeur fréquente un jeune homme aux idées fascistes...) se lie d'amitié avec l'un d'eux, Pedro Machuca. Autour d'eux, le pays commence à se déchirer, les classes aisées ne voyant pas d'un bon oeil les changements en cours, et les plus pauvres réclamant plus de justice sociale et économique. Gonzalo découvre ces aspects avec les idées militantes de Silviana, la grande soeur de Pedro dont il tombe amoureux ...

    Voilà un film ambitieux, parler d'une période encore douloureuse pour le Chili à travers le prisme de ces enfants, en y ajoutant la découverte affective n'était pas chose facile. Le drame national est aussi vécu au niveau familial, le père de Gonzalo aux idées plutôt socialistes s'éloigne de sa femme qui choisit le camp de l'argent. Le jeune garçon perdra beaucoup durant cette période, les rapports avec sa mère ne seront plus aussi privilégiés, l'amour pour Silviana impossible, tout comme l'amitié avec Pedro Machuca. Sans tout dévoiler du film (une partie est écrite par l'histoire), le fossé creusé par le putsch militaire sera infranchissable.
     Le film aurait peut être mérité parfois un peu moins de classicisme et un peu plus de retenu sur certains points (la scène où les élèves se lèvent un à un pour soutenir ici le père instructeur face aux militaires, trop copiée au 'Cercle des poètes disparues' pour être 'honnête'). Dommage, car l'intérprétation et la reconstitution méticuleuse au niveau décor et costumes sont elles réussies.



- 14 Juin 04

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