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Cristi Puiu - La mort de Dante Lazarescu (Bac films, Roumanie, 2006)

La mort de Dante Lazarescu
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    Mr Lazarescu, Dante Remus Lazarescu, un homme de 63 ans vivant avec ses chats, ne se sent pas bien ce soir-là. Il essaye de convaincre la réceptionniste des ambulances que ce ne sont pas les effets de l'alcool absorbé la journée. Les voisins sont tout aussi sceptiques jusqu'à ce que les symptômes soient plus inquiétants. Une ambulancière le prend alors en charge pour l'amener à l'hôpital, mais ce n'est que le début d'une longue nuit. Dante Lazarescu va passer d'hôpital non spécialisé en hôpital surchargé d'accidentés de la route en passant par des docteurs très procéduriers. Il connaîtra moins de 9 hôpitaux différents, mais cela ressemble fort aux 9 cercles de l'enfer ... et contrairement à ses chats, il possède moins de 9 vies ...
   Puisque nous parlons chiffres, Christian Puiu se lance dans une réplique aux 6 contes moraux d'Eric Rohmer en débutant une série de 6 films se déroulant dans les banlieues de Bucarest. Il aborde avec ce 1er volet, récompensé du prix 'un certain regard' à Cannes en 2005, le thème de l'amour du prochain. Dante Lazarescu est balloté entre différentes mains qui essayent de s'en séparer au plus vite, seule la brancardière fait office d'ange gardien en s'accrochant à son patient. D'autres références bibliques sont présentes dans le film, avec le Dr Anghel ou encore le brancardier Virgile. Christian Puiu, réalisateur hypocondriaque déclare que tout le monde connaît l'épisode de Lazare ressuscité, mais personne ne connaît sa mort.
    Le film se déroule dans une unité de temps (une seule nuit, avec peu de coupes) avec des acteurs dont on voit l'état évoluer en même temps que les aiguilles des horloges des hôpitaux. Le film dénonce l'absence d'humanité qui tend à se généraliser ; une humanité bien malade ... qu'il faut aller voir à son chevet.
    nb : l'affiche est signée Dupuy & Berberian.
[1er Fev. 06, Jean-Marc]


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   • BAC Films
George Clooney - Good night and good luck (USA, 2005)

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   'Good night, and good luck' était la formule de clôture de l'émission "see it now" de Edward R. Murrow sur CBS dans les années 50. Le journaliste y dénoncait les abus du maccarthisme, une chasse menée par le sénateur Mc Carthy contre les communistes en pleine guerre froide au mépris des règles des droits de l'homme. George Clooney connaît son sujet puisque son père était  présentateur de télévision (pour son 1er film, 'confession d'un homme dangereux', il s'était intéressé à un autre personnage du petit écran, Chuck Barris), et il avait lui même entamé des études de journalisme. On retrouve aussi l'ambiance guerre froide dans ses débuts à la réalisation avec 'Fail safe' (voir par ici) un film réalisé pour le petit écran tourné dans les conditions du direct.
   George Clooney nous plonge dans les studios de la CBS dans les années 50. Il confie le rôle du présentateur à David Strathairn très convainquant (récompensé à Venise), et endosse le second rôle, le producteur de l'émission d'investigation. Le casting entier est très soigné, on retrouve par exemple Jeff Daniels ('la Rose pourpre du Caire'). Le travail sur les ombres et lumières en noir et blanc est magnifique. Le film digère très bien les images d'archives, tout comme est intégrée de belle manière la musique : on rejoint régulièrement la chanteuse Dianne Reeves et un groupe de jazz dans un studio de la CBS.
   Le film nous parle des travers du pouvoir au nom de la sécurité d'un pays qui a peur (comme le 'patriot act' de l'administration Bush), le courage de journalistes pour les dénoncer et les démontrer sans utiliser une idéologie mais par des faits (la stratégie de E.R. Murrow est très bien rendue), mais aussi le déclin du petit écran ... un film aux multiples enseignements donc.
[17 Janv. 06, Jean-Marc]


   • Good night and good luck
Steve Buscemi - Lonesome Jim (USA, 2005)

jordan crane
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   On connaît bien l'acteur Steve Buscemi, il suffit d'évoquer le nom de mister pink de Reservoir Dogs (Quentin Tarantino) pour raviver les souvenirs de ses autres rôles ('Mystery Train' de Jim Jarmush, 'Fargo', 'Big Lebowski', 'Barton Fink' des frères Coen, 'Ghost world' de Terry Zwigoff ou encore les Sopranos à la télévision). Il vient de réaliser son 3ème film, 'Lonesome Jim'
    Son personnage principal est interprété par Casey Affleck (acteur et co-scénariste de 'Gerry' de Gus Van Sant, et le frère de Ben Affleck, "acteur hollywoodien" ...). Jim, 27 ans renonce à vivre à New York où il espérait devenir écrivain (ses maîtres à penser ont tous mal terminé ...) et retourne dans une ville perdue de l'Indiana chez ses parents. Il partage la maison avec sa mère plus que présente, un père presque absent, et Tim son frère, père célibataire de 30 ans. Jim se serait bien vu déprimer tranquillement, mais c'est Tim qui passe à l'action en voulant mettre fin à ses jours après une discussion entre frères. Du coup, Jim se retrouve à l'usine familiale (d'échelles métalliques), heureusement une bonne nouvelle contrebalance son quotidien, il fait connaissance de Anika (Liv Tyler), infirmière qu'il rencontre le soir de son retour.
   Le film est réalisé avec une économie de moyens, filmé en grande partie en DV pour un budget total de 500 000$. On retrouve deux acteurs fidèles déjà présent sur 'Trees Lounge' (1996) et 'Animal factory' (2000) , Seymour Cassel (une des dernières légendes de la famille Cassavetes parenté évidente de Buscemi), et Mark Boone Junior (qui joue un oncle déjanté, un second rôle hilarant, seconds rôles que connaît bien Buscemi l'acteur). Le regard de Steve Buscemi sur ces personnages est très attachant sans les épargner et tout en nous posant une question pas évidente, à savoir comment fuire la déprime (l'affronter dans sa maison familiale ? se fondre dans une grande ville ? l'écrire ? la fuire loin ? ...).
    L'avenir de Steve Buscemi se conjugue derrière et devant la caméra, il réalisera un remake d'un film de Théo Van Gogh réalisateur néérlandais assassiné (projet collectif avec Stanley Tucci et Bob Balaban), et on le verra dans 'Art school confidential' de Terry Zwigoff et Daniel Clowes.
[21 Nov. 05, Jean-Marc]


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David Cronenberg - Cycle cinémathèque française (Cinémathèque Française, Canada, 2005)

cronenberg
   La cinémathèque française fraîchement installée à Bercy (Paris 10ème) consacre un cycle au travail de David Cronenberg ce mois de novembre (du 2 au 27). Tous ses films seront projetés, des films fantastiques à petit budget des années 70 à 'Spider' ( 'History of violence', adapté d'une bande dessinée du même nom était lui présenté hors cycle, avant sa sortie nationale le 2 nov.) en passant par 'la mouche' réalisé à Hollywood avant qu'il ne se démarque des grands studios (la reconnaissance des critiques hors-genre est venue avec 'faux semblant', un film charnière dans sa carrière, grand prix au festival du film fantastique d'Avoriaz en 1988). Le travail du réalisateur canadien est atypique, marqué par des questionnements sur les mutations humaines qu'elles soient organiques ou psychologiques, avec un oeil très visionnaire.
   La cinémathèque projettera également certains films de télévision ou court-métrages (comme 'the italian machine' ou 'letter from Michelangelo') comme l'avait fait le festival cinéma tout-écran de Genève en 2001. Autre bonus, on pourra voir sur grand écran le documentaire de la série 'Cinéma, de notre temps' 'I have to make the world be flesh' réalisé par André S. Labarthe.
[28 Oct. 05, Jean-Marc]


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