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 "Agitateur à but non lucratif" (le zata)

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Hubert Sauper - Le cauchemar de Darwin (France - Autriche - Belg., 2005)

    Un poisson prédateur détruisant les autres espèces, introduit par erreur (cela reste un mystère) dans le lac Victoria ('berceau de la civilisation') cause des dégâts au delà de la catastrophe écologique. La perche du Nil, cet énorme poisson est devenu un eldorado pour les populations du pays et attire pécheurs et prostitués. Le sida décime d'autant plus vite ces populations, laissant de nombreux orphelins qui sniffent les emballages de poissons pour oublier leur quotidien. Les usines de conditionnement de poisson ont fleuri aidées par les subventions de l'union européenne, production exportée à 100% dans des avions cargos pilotés par des équipages russes, avions qui s'écrasent parfois au mieux dans le lac, au pire aux portes de villages. La logique voudrait qu'ils apportent de l'aide humanitaire (le nord de la Tanzanie est victime d'une famine), mais c'est un tout autre chargement que l'équipage avoue amener à demi mot, des armes. Quel que soit leur niveau et lien direct ou indirect, chaque participant de cette curieuse macro-économie se masque les yeux sur la catastrophe écologique, préférant tirer le profit immédiat (parfois spirituel comme l'Eglise ...) de cette situation affligeante, devenant lui aussi un prédateur ...
    La force de ce documentaire est de placer le spectateur en témoin direct, avec des images brutes de commentaires (hors mis quelques chiffres et faits indiqués en texte à l'écran), et des témoignages captés par Hubert Sauper et son équipe réduite. Ce documentaire prend au plus profond avec des images parfois insoutenables. Mais au delà des images, ce sont la situation et ses imbrications qui sont insoutenables.
[08 Mars 05, Jean-Marc]


   • Hubert Sauper
Cinémathèque Française - Relâche prolongée (France, 2005)

    Relâche prolongée pour la Cinémathèque à partir de ce début mars jusqu'à fin septembre dans le meilleur des cas dans les nouveaux locaux de Bercy (anciennement l'American Center qui abritera outre 4 salles de tailles diverses un musée, des pièces d'expositions ainsi que la Bifi [bibliothèque du film]). Ouverte en 1963, la salle de Chaillot baisse le rideau définitivement (et deviendra l'auditorium de la future cité de l'architecture), tout comme la salle des Grands Boulevards (louée par l'institution plus récemment [depuis 1997] après avoir été une salle "très spécialisée ..."). Une thématique'leur dernier film' accompagnait cette "fin de cycle", avec la projection d'une série de derniers films de réalisateurs (Ford, Lang, Truffaut, Mizoguchi, Kubrick, Akira Kurosawa ...), présentés par des réalisateurs en chair et en os.
    Voilà donc une page qui se tourne. Restera la séquence d'ouverture de "baisers volés" (Truffaut, voir les photos...) pour revoir l'entrée de la salle de Chaillot. On se tournera également vers les documentaires "Citizen Langlois" de Edgardo Cozarinsky [1994] ainsi que "le fantôme d'Henri Langlois" de Jacques Richard qui sort cette semaine en salle (pas celles de la Cinémathèque donc !) pour en savoir un peu plus sur les débuts de l'institution. Reste à savoir justement si le fantôme de Langlois arpentera les lieux de Bercy.
[1er Mars 05, Jean-Marc]


  2 autres articles sur Cinémathèque Française :
   • Comédie à l'italienne
   • Ré-ouverture - exposition Renoir /...

   • Cinémathèque Française
Yarvuz Turgul - Gönül Yarasi (les blessures du coeur) (Too Cool distribution, Turquie, 2005)

 
    'Gönül Yarasi' met en scène des personnages de générations, mais aussi d'origines sociales différentes. Nazim, un instituteur idéaliste revient à Istanbul pour sa retraite après avoir enseigné dans un village d'Anatolie. Pour arrondir une maigre retraite, il conduit le taxi de son ami d'enfance durant la nuit. C'est ainsi qu'il fait la connaissance de Dünya une jeune chanteuse / entraîneuse de cabaret, qui fuit avec sa fille son ex-mari psychopathe qui n'a cesse de la retrouver ...
    Voilà un bien curieux film mélangeant comédie douce et drame avec des questionnements philosophiques (entre rationalisme et fatalisme ...). Les sentiments amoureux mais aussi des affaires familiales sont au coeur de la trame principale des 2h18 du film porté par des acteurs généreux, avec quelques intermèdes musicaux (une magnifique chanson kurde, 'Darhejiroke' [tu es un figuier]). Yavuz Turgul fait partie des réalisateurs anciens journalistes de cinéma, et signe ici son 6ème film. Le film a rencontré un grand succès dans son pays d'origine. Too Cool, son distributeur hexagonal compte bien élargir son public au delà de la communauté turque, 'les blessures du coeur' sont universelles.
[14 Fev. 05, Jean-Marc]


   • Too Cool distribution
   • Gönül Yarasi (les blessures du coeur)
Ronit & Shlomi Elkabetz - Prendre femme (Sophie Dulac distribution, Israël, 2005)

    Haïfa, Israël en 1979 (période de paix politique au moyen orient), un concile de famille réunit Viviane et ses frères. Ils lui conseille de renouer avec son mari Eliahou. Les arguments des frères tournent autour du respect du mari et de la famille. Viviane écoute silencieusement mais bouillonnanteà l'intérieur, le regard déterminé tout en fumant cigarette sur cigarette. Réconciliation il y aura, et la triste routine quotidienne reprendra de plus belle, délimitée par les traditions religieuses. Mais Eliahou a de plus en plus de mal à assurer le rôle de chef de famille tel qu'il l'entend. Les enfants prennent des libertés et sa femme est devenue indépendante grâce à son travail de coiffeuse à la maison. Les rêves de Viviane reviennent également avec le retour d'Albert un ancien amour...
    Délimité dans le temps (les 3 jours qui précèdent le début du Shabbat), le film l'est aussi dans l'espace, souvent confiné dans l'appartement et particulièrement la cuisine de cette famille juive immigrée du Maroc. Cette famille est celle de Ronit et Shlomi Elkabetz (soeur et frère), scénaristes et réalisateurs de "prendre femme". Le film est un film d'acteurs, Ronit s'est fait connaître en France par 'Mariage tardif' (puis 'Alila' et dernièrement 'mon trésor') et interprète ici Viviane. Sa performance d'actrice / réalisatrice est dans la veine de John Cassavetes, avec un cinéma de personnages forts qui prennent le spectateur au plus profond. Son frère Shlomit après une courte période d'acteur reste désormais du côté de l'écriture. Ils ont fait appel à deux acteurs français pour les deux personnages masculins, Simon Abkarian ('Ararat') et Gilbert Melki ( 'les temps qui changent ', trilogie Lucas Belvaux).
[07 Fev. 05, Jean-Marc]


  1 autre article sur Ronit & Shlomi Elkabetz :
   • Les sept jours

   • Sophie Dulac Distribution

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ndlr : le rythme d'actualisation est également curieux ...