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 "Agitateur à but non lucratif" (le zata)

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Ronit & Shlomi Elkabetz - Prendre femme (Sophie Dulac distribution, Israël, 2005)

    Haïfa, Israël en 1979 (période de paix politique au moyen orient), un concile de famille réunit Viviane et ses frères. Ils lui conseille de renouer avec son mari Eliahou. Les arguments des frères tournent autour du respect du mari et de la famille. Viviane écoute silencieusement mais bouillonnanteà l'intérieur, le regard déterminé tout en fumant cigarette sur cigarette. Réconciliation il y aura, et la triste routine quotidienne reprendra de plus belle, délimitée par les traditions religieuses. Mais Eliahou a de plus en plus de mal à assurer le rôle de chef de famille tel qu'il l'entend. Les enfants prennent des libertés et sa femme est devenue indépendante grâce à son travail de coiffeuse à la maison. Les rêves de Viviane reviennent également avec le retour d'Albert un ancien amour...
    Délimité dans le temps (les 3 jours qui précèdent le début du Shabbat), le film l'est aussi dans l'espace, souvent confiné dans l'appartement et particulièrement la cuisine de cette famille juive immigrée du Maroc. Cette famille est celle de Ronit et Shlomi Elkabetz (soeur et frère), scénaristes et réalisateurs de "prendre femme". Le film est un film d'acteurs, Ronit s'est fait connaître en France par 'Mariage tardif' (puis 'Alila' et dernièrement 'mon trésor') et interprète ici Viviane. Sa performance d'actrice / réalisatrice est dans la veine de John Cassavetes, avec un cinéma de personnages forts qui prennent le spectateur au plus profond. Son frère Shlomit après une courte période d'acteur reste désormais du côté de l'écriture. Ils ont fait appel à deux acteurs français pour les deux personnages masculins, Simon Abkarian ('Ararat') et Gilbert Melki ( 'les temps qui changent ', trilogie Lucas Belvaux).
[07 Fev. 05, Jean-Marc]


  1 autre article sur Ronit & Shlomi Elkabetz :
   • Les sept jours

   • Sophie Dulac Distribution
John Cassavetes - Minnie et Moskowitz / Husbands (USA, 2005)

    En 1970, John Cassavetes réalise son 1er film en couleurs, "Husbands", l'histoire de trois copains (John Cassavetes, Ben Gezzara et Peter Falks) en crise après l'enterrement d'un ami. Un an plus tard il réalise "Minnie et Moskowitz" avec Gena Rowlands et Seymour Cassel (avec des moustaches de gaulois!) . Moskowitz impulsif et fougueux et sans grande éducation quitte New York pour le soleil de Los Angeles. Il y fait la rencontre de Minnie une femme cultivée et intelligente ... Rares sont ceux qui sont parvenus comme John Cassavetes à filmer la force de l'amour.
    
Ces deux films ressortent actuellement en salle , à voir ou à revoir, l'occasion de redécouvrir la "famille" Cassavetes (ses acteurs, mais aussi sa maison, lieu de tournage commun à nombreux de ses films, mais aussi Mme Cassavetes et Mme Rowlands mères qui jouent les rôles des mères de Minnie et Moskowitz). Une sortie qui laisse présager d'une prochaine édition dvd ...
[26 Janv. 05, Jean-Marc]


  1 autre article sur John Cassavetes :
   • Shadows
  9 articles connexes, les 3 plus récents :
   •  Zoe R. Cassavetes "Broken english"
   •  Abdellatif Kechiche "La graine et le...
   •  Lodge Kerrigan "Keane"
   tous les articles sur / et autour de John Cassavetes ...
Hayao Miyazaki - Le château ambulant (Ghibli studio, Japon, 2004)

    Adapté d'un roman anglais de Diana Wynne Jones, "le château ambulant" reprend tout l'univers imaginaire de Hayao Miyazaki, naturaliste, et baroque (une ville au style hollandais du XIXème, comme dans "Kiki la sorcière" où accostent des bateaux de guerre au style futuriste). L'écran déborde de couleurs pour le régal du spectateur (sans lui nuire [cf une déclaration de Tati ...]). Le film contient les thèmes récurrents de Miyazaki, la métamorphose, le double, des enfants seuls et responsables, ainsi que l'amour salvateur. On retrouve également des éléments graphiques d'anciennes de ses oeuvres (les machines volantes proches de celles de "Porco Rosso" ou du "Château dans le ciel", les monstres gluants et visqueux de "Chihiro"...). Miyazaki puise aussi dans le monde de l'animation japonaise, le personnage de Hauru a un petit air d'Albator... C'est aussi un maître dans l'art de la récupération, à l'image du château ambulant, assemblage de bric et de broc (un croisement entre une sculpture de Jean Tinguely et de Jan Svankmajer). Joe Hisaishi (auteur des bandes sons des Kitano) signe de nouveau la musique de cette fresque visuelle animée. Malgré toutes ses analogies, Miyazaki livre une nouvelle oeuvre originale. Le film surprendra ses fidèles spectateurs, petits et moins petits avec qui il partage sa flamme intacte!
   A noter jusqu'au 13 mars, une exposition Miyazaki - Moebius à la Monnaie de Paris.
[18 Janv. 05, Jean-Marc]


  1 article connexe :
   •  Mostra de Venise "Edition 2008"

   • Ghibli studio
Pablo Trapero - Voyage en famille (Océan films, Argentine, 2004)

    Lors de son 84ème anniversaire, Emilia déclare vouloir assister au mariage d'une nièce à l'autre bout du pays, sa région natale. Toute la famille (ses deux filles, les maris et les petits enfant) s'entasse dans un Vicking 1958 (un pick-up transformé en camping car). Et l'équipée quitte Buneos Aeres direction Misiones, 1200 kms au nord, à la frontière brésilienne. Les histoires de famille embarquent également à bord du vieux véhicule. Si ce dernier n'avance pas très vite (à peine plus vite que la tondeuse de "une histoire vraie" de David Lynch, autre voyage à caractère familiale...) et doit subir quelques réparations (avec la débrouillardise sud-américaine), il avance toujours ... C'est la leçon de ce voyage ...
    Pablo Trapero ne s'enferme pas dans un genre cinématographique, aucun de ses 3 films ne ressemble au précédent. Montage haché, quelques plans purement "graphiques" et une caméra instable au début du voyage pour devenir plus posée à l'arrivée définissent le style de cette comédie. Une comédie qui s'amuse de la famille, une vraie comédie à l'italienne signé Trapero !
[12 Janv. 05, Jean-Marc]


  4 autres articles sur Pablo Trapero , les 3 plus récents :
   • Leonera
   • Rétrospective à la Cinémathèque
   • El Bonaerense
  2 articles connexes :
   •  Festival de Cannes "menu 2008"
   •  Pablo Reyero "La croix du sud"
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   • Océan Films

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