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Mathieu Amalric
Le stade de Wimbledon (France, 2002)

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crédit photo : S.Louis, Polystyrène
    Une jeune femme française arrive à Trieste pour enquêter sur un écrivain qui n'a jamais écrit de livre. Son parcours la mènera bien entendu dans tous les lieux littéraires que compte la ville (bibliothèques, librairies), mais aussi des lieux plus inattendus, comme un hospice où réside une ancienne poète. La jeune femme étrangère est bien seule dans ses recherches et face aux questions qui restent sans réponses...     Le personnage de l'écrivain sans livre a bien existé, il s'agit de Roberto Bazlen. Il a vécu à Trieste, traduit Kafka en italien et fréquentait James Joyce. Matthieu Amalric reprend quant à lui pour son 2nd long métrage, un roman de Daniele Del Guidice qui a imaginé cette (en)quête, avec quelques adaptations (le personnage du roman était un homme, et plus fourni en références littéraires). Si le scénario n'est pas original, le sujet lui est très personnel. Amalric se cache derrière cette histoire mais on sent ce même état d'ésprit et ses mêmes doutes. Le personnage féminin est son double, un double particulier, puisqu'il s'agit également de "sa moitié", Jeanne Balibar accompagne aussi Amalric dans la vie (réel)...
    Il filme un personnage en constant décalage avec son environnement (en maillot de bain dans
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un bar au milieu de consommateurs habillés, sur une plage réservée aux hommes...). On la voit également aux coté d'un géomètre qui effectue des mesures, d'un employé qui trace les lignes d'un terrain de tennis... alors que sa pensée et à mille lieux d'un cheminement rectiligne... On retrouve aussi des "traces", laissée par un avion dans le ciel azuréen ou par un surf sur la mer...

    Le film a été réalisé sur une longue période, selon les disponibilités de chacun. "Le stade de Wimbledon" joue sur son titre, le film est à mille lieux de l'évocation sportive, mais bien une quête intérieure, une réflexion d'auteur. Je vois déjà les protestations, "oui encore un film prise de tête...", mais non justement, il est tout sauf ennuyeux, ponctué d'humour ou de passages légers, comme des interludes.

Voir la chronique sur "Humour" de Pajak, réflexions dessinée autour de James Joyce, de Trieste, de quêtes et autres réflexions..



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