<img src="commun/img/bandeau_alt.gif" alt="bandeau flash" />
 "Agitateur à but non lucratif" (le zata)

Note de la Redaction > > Le zata cesse définitvement son activité web.
Vous pouvez consulter le site dans son état de 2010 (il y a un siècle). Plus d'explications par ici ...


Festival d'animation d'Annecy
Edition 2000 (France, 2000)



le lapin, le lapin...   L'animation ce n'est pas uniquement les dessins animés que l'on regardaient quand on était jeunes et insouciants (et que l'on continue, en tout cas pour certains...). Non l'animation est bien plus riche, elle balaye toutes la gamme des sentiments, et ce dans une plus grande liberté que le cinéma traditionnel. Les caprices d'acteurs n'existent pas dans la profession, les personnages obéissent fidèlement à leur créateur. Aucun problème pour réaliser le décor de ses rêves. D'ailleurs en parlant de cela et pour conclure ce préambule, l'animation est bien plus proche du rêve que le cinéma traditionnel, c'est une prise directe dans le cerveau de son créateur !

média
what's your choice
brother

chicken kiev
Collen spencer
les misérables

   Annecy donc chaque année fait le point sur la production, majoritairement des films courts (pour le cinéma ou la télévision). Un mot sur les longs pour vous dire que le jury n'a trouvé aucun des 4 films à son goût et donc pas de prix décerné ! Mais rassurez, la sélection de courts regorgeaient de choses intéressantes, le tout dans des séances très animées (concours d'avions en papier et chahutage des génériques officiels, malgré l'absence regretté du lapin (1) : on est carrément aux antipodes du costume de rigueur à Cannes...)

Média' (2) de Pavel Koutsky (Rép.Tchèque) perpétue la grande tradition des pays de l'est, avec une simplicité doublée d'inventivité. Un personnage dessiné est persécuté par des coupures de presse animée. (prix Fipresci).
Plus classique dans la réalisation (peinture sur papier et cellulos), 'the man with the beautiful eyes' de Jonathan Hodgson (Gde-Bretagne) est tiré d'une nouvelle de Charles Bukowski. Des enfants font la connaissance d'un voisin qu'ils apprennent à connaître... (mention spéciale du jury).
'Dottini suru' (what's your choice) (3) est un dessin animé japonais de Koji Yamamura qui illustre dans la joie et en musique que la vie est une question de choix... C'est très drôle et habillement ficelé.
Un enfant se souvient de son enfance, pas très heureuse mais amusante, en tout cas pour le spéctateur... Ils faisaient les 400 coups avec son frère.. .'Brother' (4) d'Adam Benjamin Elliot (Australie) nous fait passer du rire aux larmes. Oui la pâte à modeler peut avoir une âme ! (mention spéciale du jury). On se réjouit de savoir que ce film fait partie d'une série, 'Cousin' était déjà présenté en 99.
Quand la vie tient à une boule de neige souvenir, c'est dans 'the indescribable Nth'. Si Oscar Moore (USA) a choisit l'animation, c'était parce que cette histoire était indescriptible !
Saviez vous que les escargots avaient eux aussi des envies d'adopter des animaux de compagnie ? non, c'est parce que vous n'avez pas encore vu 'Sniler' de Pjotr Sapegin (Norvège).
Les canadiens sont très forts dans l'animation (le grand prix 99 était revenu à un film canadien, un chef œuvre, 'when the day breaks' (5)), confirmation avec une fable juive illustrée, 'the village of idiots' de E.Fedorenko & Rose Newlove, et du coup ils repartent avec le prix spécial du jury.
Où peut on voir un poussin à la recherche de nourriture sur une banquise ? Où trouve-t-on des loups tomber amoureux d'une brebis coquette ? et un homme tomber amoureux d'un poisson convoité par son chat ? Dans des dessins animés que l'on regarde plié en 2 bien entendu ! Les réponses dans l'ordre des questions, Chicken Keiv (6) de T.Stellmach (Allemagne), 'Love story' de Vlado Shishkov (Bulgarie) et Catch of the day' de J.R.Dilworth (USA).
'Collen spencer' (7) retrace une après midi d'une jeune femme qui en a marre... C'est un voyage intimiste, très fort servi par un superbe coup de crayon d'Arnette Trevitt (Australie).
Une descente de police dans une maison, c'est avec la manière forte que l'on rentre dans 'Squat' de Savin Yeatman & Eiffel (France). La galerie des habitants de ce squat est des plus diversifiée, du black en survettement à capuche, au profiteur, à la dominatrice au DJ etc...
Une chanson qui parle d'amours cassés, '(it was...) nothing at all' de C.Kugel & V.Cafarelli (USA) illustre les souvenirs d'une jeune femme à travers des objets familiers. C'est très 'fleur bleue' mais très fin et non sans humour.
Les misérables' (8) est une histoire de famille... non pas au scénario du film (le fonctionnement d'un fast food bien singulier, j'espère !), mais pour sa réalisation, l'animation 3D est en effet signé Geoffroy De Crecy... le frère d'Etienne De Crecy qui s'occupe de la bande son de ce film (originale). L'autre frère de la famille reste sur des techniques plus traditionnelles, puisque Nicolas De Crecy est aussi dessinateur de bande dessinées, et avait donner un coup de main à son compagnon Sylvain Chomet pour la réalisation de 'la vieille dame et les pigeons' un film primé en 97 à Annecy.

En marge de la compétition, des programmes spéciaux étaient diffusés, comme une sélection par une chaîne de télévision à péage de clips vidéos (Console, Laïka, Alex Gopher, Kraftwerk, Leila etc... auxquels on aurait pu rajouter ceux de Quannum ou encore DJ Koala...), un programme Unicef, une rétrospective du suisse Georges Schwizgebel, des films d'étudiants, une rétrospective du studio Folimage de Valence. Et puis le festival fêtait ses 40 ans cette année, du coup un programme retraçant l'histoire du cinéma d'animation (qui remonte bien au delà de la création de ce festival... né du désintérêt de Cannes pour le genre...), un voyage dans le temps et dans les techniques... On retrouvait ainsi Winsor Mc Cay un des père du dessin animé, les expérimentations de Len Lye, d'Oskar Fischinger, les Tex Avery jusqu'aux productions de Pixar (la lampe de bureau animée ou son veillard joueur d'échec...).

Voilà ce rendez était encore une fois trop court et surtout,il nous fait regretter le manque d'espaces de diffusion pour ce genre, hors mis les traditionnels longs métrages de Noël, il n'a que peu de place sur grand écran... On pourrait imaginer des programmes de courts, comme pendant ce festival... La télévision est aussi coupable, ce ne sont que les programmes jeunes qui ont une place dans les grilles... Il y avait bien Snark qui nous proposait des sélections hebdomadaires, avant qu'Arte ne la supprime...


  1 autre article sur Festival d'animation d'Annecy :
   • Edition 2001
- 1er Juin 00

[© le Zata 1996 - 2017]              {infos site}              {contact}              {goodies}              {les amis}

ndlr : le rythme d'actualisation est également curieux ...