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 There were kurious oranj (Mark E.Smith, the Fall)

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Cinéma tout écran - Genève
7ème édition (2001) (Suisse, 2001)


    Le festival cinéma tout écran de Genève 7ème édition vient de baisser son rideau. Avant de s'attarder plus en détails sur quelques films, je vous propose un tour d'horizon et une présentation des différentes catégories :

  la 'compétition officielle' présente une sélection internationale de productions de fictions produites par et pour la télévision. C'est en quelque sorte la crème de la crème des téléfilms, des œuvres originales par leur sujet, leur traitement, où l'on retrouve des réalisateurs du 7ème art (Claire Denis primée en 1999 pour 'beau travail' pour n'en citer qu'une car la liste serait longue !).
Au niveau tête d'affiche 2001, on trouvait Catherine Breillat avec 'brève traversée' (1er volet d'une nouvelle collection produite par Arte, masculin/féminin) et Danny Boyle avec 'Strumpet'. Le zata vous en parle plus longuement en fin de page...

taxi brousse
  'International series', comme son nom l'indique s'attache aux séries. A noter la présence cette année d'une série africaine, 'Taxi brousse' d' Ignace Yechenou & Claude Balogoun, aux cotés d'épisodes inédits d'Absolutely fabulous.

Angela
  les 'court métrages' (avec une nuit uniquement consacrée à ce format). On y retrouve de nombreux courts d'animation (certains vus à Annecy) ou encore 'Angela' d'Amos Kollek, réalisé pour une série de la ZDF, 'Erotic tales' qui a largement inspiré 'Queenie in Love'... Un mot sur 'Dialogue à une voie' de Joelle Isoz, dessinatrice genevoise qui avait déjà réalisé un clip-vidéo pour les Maniacs, histoire de re-dire que les passerelles entre les arts sont nombreuses, et que l'animation du bout du lac est fameuse (Georges Schwizgebel, Claude Luyet...).

  Sont également présentés hors compétitions, quelques 'nouveautés' téléfilms parmi lesquels on citera 'l'héritière' de Bernard Rapp, ou encore 'Come quando fuori piove' de Mario Monicelli, monstre du cinéma italien, voir 'le pigeon'

  des 'avant-premières' cinéma, avec 'L'emploi du temps' nouveau film de Laurent Cantet, 'Ma femme est une actrice' d'Yvan Attal, 'Potlach' de Pierre Maillard, film suisse tourné avec une troupe d'étudiants d'une école d'art dramatique (l'ESAD)

Photo fest.Cannes
  une rétrospective, sous le nom de 'grand cinéaste sur petit écran'. Cette année David Cronenberg était à l'honneur. Le 1er programme rassemblait les plus anciennes réalisations (1971-76), des court-métrages, tourette', 'letter from Michelangelo', 'Jim Ritchie Sculptor', ainsi que 3 téléfilms 'Secret weapons', 'the Lie chair' et 'the italian machine'. Ce dernier nous fait découvrir un David Cronenberg surprenant (les autres le sont un peu moins...), avec un certain humour et une réalisation qui garde encore de la fraicheur malgré son âge. On y voit un groupe de motards à la recherche d'une moto mythique, une Ducatti Super Sport, qui se retrouve au beau milieu du salon d'un collectionneur d'Art singulier ! Ils se feront passer pour des reporters-photographes pour approcher l'objet de leur convoitise... Ils s'associeront à un jeune apollon, propriété du collectionneur (je vous avais dit qu'il était singulier !), pour acquérir cette moto...
Le 2ème programme couvre une période plus récente avec 'Regina vs Horvath', 'Regina vs Logan' et 'Camera'.

  Un autre hommage était rendu en marge du festival à Michel Soutter. Ce réalisateur suisse décédéen 91 avait été l'assistant d'Alain Tanner ou de Claude Goretta avant de réaliser ses propres films. Il était également le promoteur du 'groupe 5' qui instaurait une formule de financement de films par la télévision. 'Les arpenteurs' que Soutter réalise en 1972 (récompensé à Cannes avec le prix du jury) est issue de ce fameux 'groupe 5', tout comme 'Charles mort ou vif' de Tanner ou encore 'le fou' de Claude Goretta... Une époque fantastique pour le cinéma helvète (c'était également les débuts de Jean-Luc Bideau), ces films restent trop peu connus... Un hommage judicieux donc pour ce festival qui ouvre les passerelles entre le petit et le grand écran.


Signalons enfin pour être complet l'organisation de conférences pour débattre sur les relations entre le petit écran et le cinéma.
Voilà pour les présentations, je vous propose de développer quelques films et séries projetés :

  'Strumpet' était une tête d'affiche de la compétition officielle. Danny Boyle revient de Hollywood ('la plage') et signe un téléfilm très british pour la BBC. Il s'agit d'une rencontre entre deux marginaux. Strayman est un poète vagabond introverti. Comme il l'avait fait pour une meute de chiens, il recueille une jeune fille, Strumpet. Elle trouvera l'inspiration à la guitare sur les paroles de Strayman., Les oreilles d'un autre marginal vont passer par là, et il va s'improviser imprésario. Ils partent à Londres pour signer sur un label et suprême récompense finir à Top of the Pops, la célèbre émission de la BBC...
Le film est très rythmé, tourné en DV, l'interprétation est irréprochable. On ne s'attendait pas du tout à un Danny Boyle très social, avec un sujet et des personnages que ne renieraient pas totalement Mike Leight ou Ken Loach. Une bonne surprise donc !

  Secret tears (Bimiil) du Coréen Park Hi-Hyung. Ku-Ho et deux collègues rentrent un petit matin après une soirée arrosée (alcool et karaoké : on est en Asie !), lorsqu'il heurtent une jeune fille sous une pluie diluvienne au milieu de la route. Ils retrouvent quelques mètres plus loin, le corps... toujours en vie, sans une seule blessure visible. Il ramène la jeune fille, Mijo, muette chez Ku-Ho. Une étrange relation s'installe entre les 2, ils communiquent sans se parler dans la plus grande incompréhension de leur entourage, voyant là une histoire d'amour impossible entre cet employé divorcé et cette jeune adolescente. Enfin la différence d'âge n'est pas seul en cause, Ku-Ho va découvrir le fil des évenements qui ont précédé leur rencontre singulière...
Park Hi-Hyung est un réalisateur coréen de 35 ans. Il maîtrise parfaitement les effets visuels, particulièrement des ralentis superbes, ou des fondus enchaînés magistrales qui traduisent la relation particulière entre les deux personnages... Le titre 'thank you for earing me' de Sinned O'Connor est également de circonstance ! Voilà donc un emballage très réussi, le contenu est également intéressant, le coté surnaturel n'est pas sans rappeler Himitsu, film japonais du festival 2000... C'est certain vous ré-entendrez parler de ce Park Hi-Hyung !

  Keep away from the window de Jan Jakub Kolski . Le film est produit par Canal + ... Pologne. Tout commence sous l'occupation allemande de la seconde guerre mondiale dans un petit village polonais. Barbara et Jan, jeunes mariés désespèrent obtenir un enfant. Le couple va pourtant connaître la venue d'un 3ème personnage ..., Regina une jeune juive qu'ils décident de cacher. Rapidement Regina tombe enceinte (son hébergement était-il désintéressé ou non ?...). La grossesse n'est pas des plus sereine, elle doit se cacher dans l'armoire lors des visites et Barbara doit simuler elle même une grossesse pour ne pas éveiller les soupçons après l'accouchement... S'installe une étrange relation à trois... Je n'en dit pas plus sinon que le film couvre plus d'une vingtaine d'année.
Jan Jakub Kolski s'était déjà fait remarqué en 98 avec un prix au festival cinéma tout écran pour 'the history od the cinema Popielawy'. Confirmation donc pour ce réalisateur très doué !

  on termine par une série réalisé par le canadien Ken Finkleman, déjà remarqué en 99 avec une autre série 'Foolish heart'. 2 épisodes étaient présentés :
un réalisateur en voyage à Venise se souviens d'un reportage lors du conflit en Bosnie.
'the body' met en scène une nouvelle d'Italo Calvino. Une femme perd son maillot de bain en nageant et n'ose pas revenir sur la plage... Cette dame timide, enfin ce n'est pas seulement de la timidité n'est autre qu'Arsinée Khanjian (Mme Egoyan) avec quelques dialogues en français, charming ! Ken Finkleman sait raconter des histoires avec style !  

     Le reste n'etait pas moins intéressant, ce festival est une mine de perles à découvrir. Il existe des réalisations pour la télévision de qualité, ce festival le prouve, les téléspectateurs exigeants peuvent trouver matière sur le petit écrans. Reste à espérer que les programmateurs de chaînes ont pris des notes...
     Ne jetez pas encore votre télévision, elle peut (parfois) servir !

N.B. : mille mercis à l'organisation du festival pour son accueil et sa confiance au zata !


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- 1er Nov. 01

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