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 De nouvelles déviations apparaîtront. Les esprits curieux se renseigneront. Des caractères intraitables surgiront. (Sollers, Philippe)

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Arnaud Desplechin
Esther Kahn (France, 2000)


    Esther Kahn vit dans une famille d'émigrants juifs dans l' East-End de Londres à la fin du XIXème siècle. Enfant et adolescente elle observe la dure vie de son père tailleur (Laszlo Szabo). Son existence est solitaire et muette. Alors que tout le monde s'amuse au bal, elle se refuse aux prétendants cavaliers et préfère le plaisir solitaire aux avances de son fiancé.
   Les scènes de cette 1ère partie, l'éducation d'Esther, sont ponctuées par des fondus en iris empruntés au cinéma muet, à l'image du personnage.
   Au début de son âge adulte, Esther Kahn décide de fuir la dure réalité de l'usine pour les feux de la rampe. De ses observations, elle pouvait en tirer des imitations qui lui permette de se lancer sur scène dans des rôles de figuration. Nathan, un vieil acteur (Ian Holm) lui propose alors des cours pour progresser dans son jeu. Son enseignement s'achève avec un dernier conseil, vivre les situations pour pouvoir les jouer. La chose est nouvelle pour Esther Kahn, elle qui restait jusque là en marge de la vie.
   Elle jête son dévolu sur Philippe Haygarth, un critique de théâtre qui poursuit l'éducation d'Esther là où Nathan ne pouvait plus rien faire... Elle progresse encore dans son jeu, et obtient alors un premier grand rôle dans une compagnie prestigieuse... Mais elle doit affronter en même temps de nouveaux sentiments, la jalousie et les blessures d'une rupture...

   Arnaud Desplechin adapte avec Emmanuel Bourdieu , une nouvelle d'Arthur Symons, un auteur anglais tombé dans les oubliettes. Il se sont également inspirés de 'l'enfant sauvage' de François Truffaut, Esther Kahn possédant des traits de caractères similaires.
Suivant la tendance actuelle, Arnaud Desplechin tourne un film d'époque, en costumes, comme Olivier Assayas et ses 'destinées sentimentales', ou encore Patricia Mazuy avec 'Saint Cyr'. Il signe là son 3ème film en 12 ans (à chaque fois sélectionné pour Cannes...). Les scènes de théâtres sont superbes, le son coupé, l'héroïne vue de dos face au public. Le film révèle une actrice remarquable, Summer Phoenix que l'on devrait revoir, c'est certain !
En filmant le théâtre et l'apprentissage d'Esther Kahn, il filme aussi la vie. On ne peut s'empêcher de penser à 'Opening Night' de John Cassavetes, autre film sur ce sujet. Les difficultés d'Esther Kahn à jouer la scène finale, allant jusqu'à se mutiler (alors qu'au début du film elle éliminait toutes ses blessures apparentes...) rappellent les mêmes difficultés de Gena Rowlands et une même fuite à l'aide de l'alcool. Ces 2 films sur le théâtre sont poignants et marquent à jamais la difficulté de jouer, qui n'est autre que de la vie mise sur scène...




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- 1er Oct. 00

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