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Spike Jonze
Dans la peau de John Malkovich (USA, 1999)


   Un homme et une femme évoluent sous nos yeux dans un décor théâtral, le plan s'élargit, on aperçoit alors des fils. Ce sont des poupées qui jouaient, manipulées par un marionnettiste, Craig très éprouvé par le coté dramatique de la scène. La sueur coule sur son front, l'homme est passionné ! Voici la scène d'ouverture de ce film. Le décor est planté, le spectateur est avertit, le maître des lieux est habile, il sait trompé son monde (il faut bien 1 à 2 minutes pour se rendre compte qu'il s'agit de marionnettes). Ce marionnettiste donc se trouve confronté à la dur loi de l'artiste ne pouvant vivre de son art. Sa femme Lotte qui élève une petite ménagerie (bien vivante, il n'y a pas de fils au bout de son chimpanzé et autres perroquets...) le pousse donc à trouver un travail plus alimentaire. C'est chose faite, il sera archiviste au 7ème étage et demi d'un immeuble new-yorkais dans une société dont la localisation n'est pas plus énigmatique que ses activités... Il y tombe amoureux de sa collègue de travail, Maxine sans être réciproque. Ce ne sera pas son unique découverte sur son lieu de travail, il trouve en effet une porte donnant sur un tunnel qu'il s'empresse d'explorer ... pour se retrouver dans l'esprit de John Malkovich durant une quinzaine de minutes pour être expulser à la porte du New Jersey... Il s'empresse de révéler son secret à Maxine qui devient un peu plus amical et intéressée... (dans le sens dollar$)...

   Voilà le premier 1/3 du film, je ne vous en dévoile pas plus... Ceci se révélerais une entreprise fastidieuse, car le film est un assemblage de pistes diverses. L'intrusion dans l'esprit et le corps de John Malkovich donne lieu à une multitude de scènes suivant les configurations des protagonistes visiteurs... Tout ceci bouleverse le spectateur bien sûr, mais aussi les personnages du film, décuplant sa richesse. On ne s'ennuie pas une seconde et pas avec des effets visuels comme le passé du réalisateur pouvait le laisser craindre bien au contraire. Spike Jonze vient en effet du monde du clip vidéo (Björk, Sonic Youth, R.E.M. etc ...) et de la culture skatter. Ce jeune réalisateur trentenaire s'est associé avec Charlie Kaufmann qui s'est vu refusé son scénario par tout Hollywood.
    C'est véritablement un coup de fraîcheur qui débarque sur les écrans. Je vous dirais que cela ressemble à un film de Woody Allen (Spike Jonze est aussi un new-yorkais invétéré, les interrogations existentielles sont là, les jeux de pistes psychologiques nombreux, les rapports hommes-femmes, la sexualité etc ...) réalisé par Terry Gilliam (la musique utilisée pour la bande annonce est d'ailleurs celle de 'Brazil' !). Heureux les acteurs qui ont dit oui à ce projet, John Malkovich bien sûr dans son propre rôle, mais aussi John Cusak (Craig) et Camerone Diaz (méconnaissable dans le rôle de Lotte), et Catherine Keener (en femme fatale moderne, Maxine).
   A noter aussi que Spike Jonze est l'heureux mari de Sophia Coppola, qui présentait à Cannes dernièrement son premier long métrage, 'Virgin suicide'...




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- 1er Janv. 00

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