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 De nouvelles déviations apparaîtront. Les esprits curieux se renseigneront. Des caractères intraitables surgiront. (Sollers, Philippe)

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Hélène Angel
Peau d'homme, coeur de bête (France, 1999)


    Une petite fille et une adolescente jouent dans le jardin de la maison de leur grand mère dans les Alpes du sud. Leur tranquillité ne durera pas bien longtemps. Leur père, Franckye vient les rejoindre pour 'faire le point', contraint et forcé par son supérieur, le commissaire suite à un comportement trop violent... Son frère Coco débarque après une quinzaine d'années d'absence qu'il justifie en disant s'être engagé dans la légion étrangère. Alex, le fils cadet de la famille est le 3ème frère de nouveau réunis autour de leur mère. Ces retrouvailles coïncident avec une fête organisée en l'honneur du départ en retrait de l'institutrice du village. Mais la fête tourne court, des coups de fusils sont tirés par un ancien du village sous l'emprise de l'alcool et de ses souvenirs de la guerre d'Indochine...

   Voilà le décor est fixé, des hommes, des frères, une mère, la violence, le souvenir... Le passé dévoilé peu à peu rattrapera cette famille, sous les yeux des 2 filles. Ce regard c'est celui de la réalisatrice sur cet univers très masculin. La vision des petites filles n'est d'ailleurs pas dénué de violence, mais une violence imaginée (dans une superbe scène très gore !). Hélène Angel déclare qu'elle a voulu du changement après son dernier court-métrage, très féminin, à Paris. Elle a donc mis le cap dans la campagne, qui joue un rôle très important dans le film. Ce film s'intéresse bien sûr aux hommes et leur violence, de la bête qui sommeille en nous mais aussi pose la question de la filiation dans la famille (certaines explications viennent du père décédé de cette famille...). Le film est habilement monté, le sujet courageux (peu de réalisatrices se sont aventurées dans la violence masculine...), les genres cinématographiques se croisent (on même droit à une scène très Lynchienne dans une boite de nuit...), la musique est soigné (Divine Comedy), l'interprétation est impeccable à l'image de Serge Riaboukine (Franckye). Le film a été récompensé avec le léopard d'or au dernier festival de Locarno.



- 1er Janv. 00

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