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 "îlot de curiosité" (le zata)

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Anotret - L'absence dort entre les immeubles la nuit (SillonS, France, 2005)

anotret
   L'écoute de ce premier ep de Anotret qui nous arrive via son net-label SillonS évoque les univers de Encre et Philippe Poirier avec des textes très littéraires parlés (voir murmurés, plus que chantés) sur des musiques sorties du creuset numérique de l'auteur. La sensibilité des textes renvoi aussi au travail de Mendelson. Avant de clore le chapitre filiations, nécessaires pour situer sa géographie musicale, mentionnons la reprise de 'Stella Maris' de Einstürzende Neubaten.
    Il travaille aussi bien la matière numérique versant electronica que des instruments samplés comme dans 'la ultima palabra' où l'on croise violons, harpe, haut-bois et un cuivre. Notre homme utilise également des éléments sonores du quotidien (sample de tasses dans un café [?]) ou cinématographique (un cri strident, extraits de dialogue).
   L'ambiance de cet ep est propice à la mélancolie et à la méditation, et mènera les écouteurs les plus attentifs à la rencontre de l'absence entre les immeubles la nuit. Pour vous accompagner, je vous conseille la lecture de 'Interiorae' de Gabriella Giandelli, parfaite illustration de cet univers nocturne. La distribution de cet ep est numérique mais aussi sur support cd (avec une pochette carton / tissu fait main), le tout via son net-label SillonS où vous pourrez en écoutez l'intégralité en streaming, ainsi que les autres références du jeune label à suivre.
[14 Sept. 05, Jean-Marc]


   • Anotret
   • SillonS
Tosca - J.A.C. (K7, Autriche, 2005)

   Richard Dorfmeister et Rupert Huber signent le 4ème album de Tosca d'un 'J.A.C.', initiales de leurs bambins. Les deux récents papas acteur de la scène électronique viennoise ont adopté une approche plus organique, moins de machines et de samples, remplacés par l'usage d'instruments classiques. L'usage de voix supplémentaires (comme des 'okay' lors des prises sons de 'the big sleep') ponctuent l'album et s'apparente à des samples naturels. Le dub n'est lui présent que sur le 1er titre, le reste puisant dans un groove funky et jazzy (virage qu'avait déjà opéré Matthew Herbert).
    Comme à leur habitude la porte du studio d'enregistrement était grande ouverte aux invités. Ainsi apparaissent au fil de l'album : Earl Zinger, MC Farda P. (Rockers Hi-Fi), Valerie Etienne, Samia Farrah une chanteuse franco-egyptienne (pour un titre en français 'Heidi Bruehl') et plus inattendu Chris Eckman chanteur du groupe folk des Walkabouts qui paraphrase un titre de John Lee Hooker sur 'John Lee Huber'.
   Tosca changent d'instruments mais le résultat reste un incomparable mélange de musique à écouter sur piste de danse ou dans un canapé (avec un café viennois bien entendu).
[06 Sept. 05, Jean-Marc]


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   •  Tosca "No hassle"
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   • K7
Bruno Fleutelot - [Ozo viv] (Auto-édité, France, 2005)

   Après trois albums avec Oboken, groupe strasbourgeois et deux musiques pour films documentaires, Bruno Fleutelot signe son premier album solo, '[ozo viv]', depuis Genève où il vit désormais. Le disque instrumental égraine des noms de paysages lunaire ('Mare tranquillitatis' ...) véritable bande son d'une exploration spatiale en apesanteur. Il faut être attentif aux moindres sons (et aux silences) évocateurs de sensations allant de l'angoisse à l'émerveillement. Son travail fait penser aux univers de Sylvain Chauveau ou encore ceux de Labradford et Pan American [ou encore le cinéma de Tarkovski où le son occupait une part importante ...], un post-rock ambient construit à base de guitares et de sons électroniques.
   Ne cherchez pas ce disque chez votre disquaire, Bruno Fleutelot le distribue lui même, hors label donc, de manière originale puisque chaque disque est numéroté, daté et nominatif. Une version numérique est également disponible gratuitement via le net-label Antimatière sous le nom de 'Fournight Goron'. Quelque soit le mode de transport que vous choisirez, n'oubliez pas de garder vos oreilles grandes ouvertes pour profiter pleinement de ce voyage extra-terrestre.
[1er Sept. 05, Jean-Marc]


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   • Bruno Fleutelot
Brightblack Morning Light - Ali.Cali.Tucky (Galaxia, USA, 2005)

   Découvert par la famille Palace, Brightblack se fait une place de choix dans la musique lente (très lente) américaine, dans la lignée des Acetone . Le groupe est la réunion de N.D. "Nabob" Shineywater (guitares, chant) et de Rachel "Raybob" Hugues (pianos et choeurs). Élevés tous deux dans l'Alabama rural, lui chantait dans une chorale gospel avec un de ses pères adoptifs, pasteur spirituel parmi les fermiers. Ils ont pris la route direction le sud et vivent en Californie dans un camion allant de boulots vers d'autres petits boulots.
   Leur 1ère production est un split ep avec Bonnie "Prince" Billy (Will Oldham), ' Rayniwood' (Palace records), collaboration renouvelée par des tournées communes et un 2nd split ep, 'Peebles and ripples' (Drag City). Leur 1er album est enregistré dans le Kentucky natal (et rural) des Palace Brothers, par Paul Oldham (un frère "Palace" fondateur de Anomoanon). Vous avez maintenant tous les éléments pour mettre un sens à son nom, 'Ala.Cali.Tucky' est en effet la contraction des trois États impliqués dans sa conception. Tous les instruments (vintage) respectent les limitations de cadence, très lente, imposée par le phrasé prolongé par le chanteur. Brightblack parvient tout de même dans ce cadre à faire des changements de rythmes, des contre-cadences et de glisser une certaine énergie latente. Ce qui pourrait paraître monotone ne l'est en rien, ce ne sont pas les criquets qui accompagnent les inter-titres et la conclusion de l'album qui me contrediront.
   Paru en 2004, cet album est un bijou encore trop méconnu de ce côté de l'Atlantique (faute de dates européennes), mais la situation devrait changer pour le prochain album signé chez Matador.
[30 Aou. 05, Jean-Marc]


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