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 On n'est curieux qu'à proportion qu'on est instruit (Jean-Jacques Rousseau)

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Yoshida Kiju
Femmes en miroir (Japon, 2002)


    Une dame âgée est prévenue que l'on a retrouvé la trace de sa fille Miwa disparue un certain 11 juillet après avoir accouché d'une fille. Mais les retrouvailles ne sont pas simples, en effet la femme retrouvée sous une autre identité (Masako) est devenue amnésique. Les bribes de mémoire semblent tout de même coïncider avec sa supposée mère. Natsuki rentre des USA où elle travaille pour assister sa grand-mère qui l'a élevée, et découvrir sa mère qu'elle n'a jamais connue. Toutes trois partent à Hiroshima, là où est née Miwa peu après guerre, un 11 juillet... Elle n'a que peu connu son père, docteur à l'hôpital d'Hiroshima qui avait été irradié lors du bombardement tristement célèbre. Avant de décéder, il n'avait que peu de contact avec elle dû à la maladie, et la regardait jouer à travers les panneaux de papier de la maison. Le voyage à Hiroshima n'est pas totalement concluant, la mémoire ne revient pas à Miwa. La curiosité est plus grande chez Natsuki qui en profite pour en savoir plus sur son grand-père, aidée par une journaliste qui enquête sur l'explosion de la bombe d'Hiroshima...

  Kiju Yoshida a longtemps hésité avant de traiter ce sujet qui lui tenait à cœur, il revient même après une pause cinématographique de 14 ans. Son film est très beau, très émouvant. Les cadres sont magnifiquement découpés, la lumière superbe, du très bel ouvrage. Yoshida met en scène trois générations de femmes, la grand mère qui a connu les événements, la mère qui veut les oublier, et la petite fille qui veut les redécouvrir. Cette symbolique est fidèle au rapport des japonais avec leur histoire, la plaie n'est pas refermée (comme les miroirs qui restent brisés dans le film...). Le même phénomène se retrouve dans le cinéma nippon (c'est un reflet de la société), puisque ce sont deux générations qui séparent Kiju Yoshida (il y a eu également Shohei Imamura avec "pluie noire" et "Rhapsody en août" d'Akira Kurosawa) et Nobuhiro Suwa, le réalisateur de H Story.
    'Femmes en miroir' consacre aussi les femmes (comme 'de l'eau tiède...' de Shoei Imamura), ce sont elles qui font le travail sur la mémoire... Le film présente également trois générations d'actrices, Mariko Okada, l'épouse de Yoshida (50 ans de carrière, et des débuts chez Ozu), Yoshiko Tanaka actrice principale de 'Pluie noire' d'Imamura et enfin la jeune Sae Isshiki.



- 1er Juin 02

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ndlr : le rythme d'actualisation est également curieux ...