<img src="commun/img/bandeau_alt.gif" alt="bandeau flash" />
 "Agitateur de curiosités" (Un géant du commerce)

Note de la Redaction > > Le zata cesse définitvement son activité web.
Vous pouvez consulter le site dans son état de 2010 (il y a un siècle). Plus d'explications par ici ...


Amos Gitaï
Kedma (Israël, 2002)
Date de sortie française :
22 mai 2002


    Amos Gitaï poursuit son travail sur l'histoire d'Israël, après 'Kippour' et 'Eden'. 'Kedma' remonte en 1948 juste avant la proclamation de l'Etat d'Israël, une période charnière donc.
    'Kedma' est le nom du vieux cargo qui amène des juifs rescapés du nazisme, venant d'Europe. Ils débarquent sur une plage de ce qui est encore la Palestine, accueillis par des combattants juifs regroupés dans un mouvement, le Palmach. Mais les anglais ne l'entendent pas ainsi et tentent de s'y opposer. Le groupe est alors dispersé. Ils rejoindront plus tard le camp, et enrôleront très vite les nouveaux arrivants, en leur apprenant le maniement des armes, le but étant la prise de Jérusalem...

   En filmant une période méconnue de l'Histoire, ces groupes armés pour la constitution d'un Etat juif, d'autres combattants palestiniens, le rôle des anglais, Amos Gitaï livre un film qui fait écho à la situation actuelle. On retrouve déjà des personnes très combatives, un immigré d'Allemagne est assoiffé de violence et de revanche, un autre venant de Russie est plus partagé, c'est lui qui livrera la conclusion du film, en s'interrogeant sur le sens de ces combats. Le film montre très bien la volonté de certains immigrants de fonder un Etat neuf, de partir de zéro, en oubliant leur Histoire (la volonté d'oublier la Shoa est présentée dans 'Kedma'). On voit ainsi les combattants du Palmach rebaptiser les immigrants avec de nouveaux noms.
    Amos Gitaï se révèle un virtuose dans ses plans magnifiques et très travaillés. La scène finale est un long travelling le long d'une route (la première en goudron, alors que tout le reste se passe dans des chemins...). Le réalisateur israélien fait un constat amer sur l'histoire de son pays, il fait en quelque sorte une démonstration (au sens mathématique), le réquisitoire final est peut être trop ambitieux par rapport au reste du film, c'est l'art très délicat du film historique....




  2 autres articles sur Amos Gitaï :
   • Kippour
   • Kadosh
- 1er Juin 02

[© le Zata 1996 - 2017]              {infos site}              {contact}              {goodies}              {les amis}

ndlr : le rythme d'actualisation est également curieux ...