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Pablo Reyero
La croix du sud (Argentine, 2003)
Date de sortie française :
inconnue


    Javier doit réceptionner de la cocaïne sur un bateau au port pour le compte de son patron trafiquant. Avec son amie Nora et son frère travesti Wendy, il bouscule le plan initial en détournant la drogue. Les trois complices se réfugient chez les parents de Javier et Wendy, dans une station balnéaire vide de touristes (seuls les parents pensent pouvoir en accueillir un jour !). Ils essayent de mettre au point leur fuite au Paraguay pour échapper à la pègre lésée dans cette histoire. La cohabitation dans la maison familiale laisse apparaître des malaises entre les gens, la relation singulière entre les deux frères, le rejet de Wendy par son père qui sort de prison... Il - elle doit aussi faire face à une maladie...

     Le film est dur comme les conditions climatiques de cette côte Atlantique. Il est aussi minimaliste, pas de musique avant le générique de fin. Les décors sont bruts, des paysages désertiques ou des lieux à l'abandon ou de destruction comme une casse automobile... Le sujet n'est pas banal, le personnage de Wendy marque le spectateur dès sa 1ère apparition dans un club de strip-tease. Le film est sombre au sens figuré et au sens propre, avec beaucoup de scènes de nuit. La famille est présentée chaotique, désunie tout en étant liée (Javier et Wendy n'echappent pas à l'héritage voyou du père, on voit également la famille se droguer tour à tour, comme un repas de famille). Nora tente de soustraire Javier à sa famille et à son frère.. Elle même n'a plus de famille, on la voit au début du film rechercher une croix en bord d'une route, où serait enterré son père...
     "La croix du Sud" est aussi ancré dans le contexte argentin, on y voit une police corrompue et des ossements laissés par des militaires sur les plages...
     Pablo Reyero réalise un film brut et touchant. Malgré l'économie minimaliste du film, il lui aura fallu cinq ans pour le monter (au final grâce à une co-production avec Arte). Le réalisateur a fait confiance à de jeunes acteurs, tous débutants dans le 7ème Art, amateurs ou venant du théâtre. Humberto Tortonese est très convaincant dans son rôle de travesti, une véritable performance.
    Voilà donc un nouveau venu dans le cinéma argentin qui fait preuve d'une grande diversité (on a déjà vu avec bonheur cette année "l'ours rouge" de Adrian Caetano, "El Bonaerense" de Pablo Trapero, "Historias Minimas" de Carlos Sorin et "Tan de repente" de Diego Lerman).



- 1er Juil. 03

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ndlr : le rythme d'actualisation est également curieux ...