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François Ozon
Swimming pool (France, 2003)
Date de sortie française :
juin 2003


swimming pool
swimming pool
swimming pool
    L'enjeu de ce film était de taille, on allait savoir dans quelle direction se dirigeait François Ozon après la très grosse production et la réunion de stars pour "8 femmes". On avait une idée de la réponse en s'interessant au casting, le rôle principal revenait à Carlotte Rampling, inoubliable dans "Sous le sable" (pour l'instant, le chef d'oeuvre de Ozon). Avant de passer à une réponse à la question posée, penchons nous sur l'histoire de "Swimming pool".
    Sarah Morton est une romancière anglaise. Elle enchaîne régulièrement les polars populaires à succès. Elle traverse une crise d'écriture. Elle veut se remettre en question, et part dans le Luberon dans la villa de son éditeur. Mais sa tranquillité est très vite perturbée par l'arrivée de Julie, la fille de l'éditeur, puis par les fréquentes visites de ses (nombreux) petits amis. Après une période d'observation, les deux femmes vont apprendre à se haïr, à se connaître, à se confier... pour devenir complices...

     La maison avec sa piscine est un nouvel espace clos où se déroule une grande partie du film (comme l'était le pavillon de "8 femmes"). François Ozon nous entraîne habilement dans son histoire, on avance dans le film sans trop se poser de questions jusqu'au moment où l'on remet en question ce que l'on a vu prédemment. Où se situe le réel, où se situe l'imaginaire de la romancière (le garçon de café est il réellement originaire du même village que Sade... ou est-ce le fantasme de Sarah Morton ?), quelles limites poser à cet imaginaires, on est bien dans un film d'Ozon, il ne laisse pas son spectateur passif ! Ceci dit "Swimming pool" ne surprend pas trop, François Ozon n'explore pas de nouveaux territoires. "8 femmes" avait un coté "roman Harlequin", celui-ci remis à plat n'en est finallement pas très éloigné (Julie évoque d'ailleurs ces romans dans le film), un roman à l'eau de rose qui serait passé à la moulinette Ozon. A l'arrivée on trouve donc une histoire plus compliquée qu'il n'y parait, avec un peu de folie, d'imaginaire et une dose de souffre (ce qui manquait un peu à "8 femmes").

     Voilà donc un film pour se réconcilier avec Ozon, on espère être plus surpris dans le prochain que l'on attendra tout de même avec impatience.



  1 autre article sur François Ozon :
   • Sous le sable
- 1er Juin 03

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