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Alain Tanner
Requiem (Suisse, 1998)

   Paul, un écrivain a rendez-vous avec Fernando Pessoa, à 12h00 sur les quais face à Lisbonne sous un soleil de plomb. Mais personne ne viendra, un marchand de journaux lui remarquera judicieusement, qu'il fallait être fou ou étranger comme Paul pour sortir par de telle chaleur, et que son rendez-vous avait parlé de minuit au lieu de midi. Reste donc à combler cette attente. Il va arpenter les rues de Lisbonne sur les traces du passé, Paul y a vécu autrefois. Des personnages de la ville le mèneront auprès de son meilleur ami écrivain décédé il y a quelques années, lui glissant un ultime message des plus sibyllins sur son lit de mort. Avec le fantôme de l'écrivain, Paul va essayer de déchiffrer ce message, d'éclaircir le passé, autour d'un repas typique d'une taverne lisboète. D'autres fantômes croiseront la route de Paul, son père marin qui fait escale à Lisbonne en 1931 ou encore son ancienne compagne. Cette rencontre se fera autour d'un verre de vieux Porto gagné au billard avec le gardien d'une superbe demeure abritant un club privé.
    Les rencontres avec le passé se font toujours par le biais de personnages bien réels, une gitane, une restauratrice, une patronne de pension, un gardien de cimetière, un chauffeur de taxi... tous faisant partie de la culture de Lisbonne. C'est la ville par excellence pour parlé du passé, c'est la ville de la saodade, quelque chose qui a été mais qui ne plus être..., sentiment qui a marqué l'oeuvre singulière de Pessoa. Cet auteur qui n'a rien publié de son vivant est aujourd'hui à la mode, vous trouverez donc sans trop de problèmes matière à satisfaire votre curiosité.
   Alain Tanner
avait déjà posé son regard sur Lisbonne, avec un film documentaire, 'la ville blanche'. Le film est inspiré d'un livre d'Antonio Tabucchi qui a travaillé sur le scénario, et bien sûr de l'oeuvre de Pessoa. Le ton est donné par une citation au générique "Nous rêvons tous notre vie. Nous sommes des enfants du destin.". Paul justement ne sait pas très bien ce qu'il vit cette journée très particulière, s'il ne rêve pas. Tanner très subtilement fait bien passer ce sentiment, et l'on ressort avec cette même impression, à savoir si l'on a pas rêver. Mais vous... ne seriez vous pas en train de rêver cette chronique...


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- 1er Aou. 98

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