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 De nouvelles déviations apparaîtront. Les esprits curieux se renseigneront. Des caractères intraitables surgiront. (Sollers, Philippe)

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Sean Ford - Only skin (Auto-édité, USA, 2008)

Sean Ford - Only skin
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   Cassie revient avec son jeune frère Clay dans la station-service que tenait son père Sam avant sa disparition mystérieuse. La police enquête sans succès sur une série de cas similaires, avec quelques indices plutôt macabres à l'orée de la forêt voisine. Un journaliste, Paul, et son ami Albert mènent des recherches de leur côté. Clay reçoit la visite d'un curieux fantôme ... Une jeune femme revient de la forêt avec des révélations attendues. Il s'agit d'autant plus de l'ancienne compagne de Sam, qui provoqua la rupture familiale et le départ de Cassie et Clay avec leur mère ...
    ‘Only skin’ se déroule dans une atmosphère à la David Lynch, pas très loin de la forêt de Twin Peaks. On le doit à Sean Ford, récent diplômé du Center Cartoon Studies (CCS) dans le Vermont, avec des enseignants et intervenants de rêve : James Kochalka, Jordan Crane, Kevin Huizenga, John Porcellino, Ron Rege Jr et bien d'autres. Côté bancs de l'école, Sean Ford était également en bonne compagnie, avec Alex Kim (lauréat d'une bourse Xerix), ou encore Joseph Lambert, autant d'auteurs à surveiller de près (on les retrouve au sein des anthologies Sundays). Auto-édité dans un format "grand comics" en noir et blanc, couverture couleur, ‘Only skin’ comporte actuellement 3 numéros, le 4e étant imminent. On pourra rapprocher le style graphique de Sean Ford au travail de Paul Hornschemeier. La force de ‘Only skin’ tient autant du visuel, avec de puissants aplats noirs, que de sa narration. Vous pouvez devez commander ces comics auprès de Secret Acres.
[26 Aou. 08, Jean-Marc]


  2 autres articles sur Sean Ford :
   • Only Skin #4
   • [couverture] In the clearing (dans la clairière)
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Gilles Rochier - Temps mort (6 Pieds sous Terre, France, 2008)

Gilles Rochier - Temps mort
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   ‘Temps mort’ débute sur les bancs d'une cité de Colombes (92) où discutent deux potes. L'un raconte qu'il vient de perdre son boulot après 12 ans de boîte et qu'il compte utiliser cette rupture de temps imposée pour assouvir sa passion du dessin. Il s'agit de Gilles Rochier, dans un exercice autobiographique. Il nous raconte son parcours dans ce nouveau chapitre de vie. On le voit construire sous nos yeux son projet autour de son quartier et de ses habitants.
    Le lecteur est placé en vue subjective, Gilles Rochier se dessinant de dos, tout au plus de 3/4 arrière. Outre sa personne qu'il dévoile, il livre des portraits de ses potes, des jeunes occupant le temps au basket ou sur leur skate, des commerçants ou encore de sa famille. Il est aussi bien l'observateur aguerri de son quartier que de lui même. Il trouve le juste ton, la bonne distance ; loin des clichés ;  proche des gens ; avec une grande sincérité. Ses carnets de travail, avec notamment une série de tags ‘Igor’, sont intégrés à son récit, hors cases et teintés brun clair. L'ouvrage entier, utilise d'ailleurs la bichromie, très réussie (bravo JP !), hors mis un passage de deuil resté en noir et blanc.
    Le lecteur refermera ‘Temps mort’ tout aussi secoué que l'auteur dans sa dernière mésaventure. Ce temps n'a pas été vain, Gilles Rochier mérite ses galons (sa veste le permet !) de dessinateur humaniste.
[19 Juil. 08, Jean-Marc]


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   • Gilles Rochier (En vrac)
   • Gilles Rochier (Igor)
   • 6 Pieds sous Terre éditions
Pierre Maurel - 3 déclinaisons (Employé du moi (l'), France, 2008)

Pierre Maurel - 3 déclinaisons
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   Un jeune sans emploi n'explique pas ses hallucinations de nature dans son quotidien urbain. Une libraire souhaiterait obtenir un C.D.I., mais la patronne ne l'entend pas ainsi. Elle rencontre un membre activiste dans un groupe "terroriste de proximité" ... Un couple vit de petits boulots, lui aux espaces verts de la ville, elle dans une librairie ... Ces ‘3 déclinaisons’ tournent autour des mêmes questions sociales, la place du travail dans notre époque contemporaine.

   Les trois récits correspondent à trois chapitres mais le destin de chacun croise subtilement celui des autres ... Le dessin de Pierre Maurel est riche en détail, hors-mis les cases représentants seules les personnages, pour mieux se concentrer sur eux. Son trait réaliste sert le réalisme du propos. Le propos justement n'est pas commun dans la bande dessinée, en dehors de ses précédents travaux ou du travail de Naz (voir ‘le nouveau journal de Judith et Marinette’ aux Taupes de l'espace et son comic ‘le vol c'est la propriété’ à  la Chose ). Il n'existe pas genre "social" dans la bande dessinée, comme on peut le trouver dans le cinéma. Pierre Maurel est en quelque sorte un Ken Loach du 9e Art.
[27 Juin 08, Jean-Marc]


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Max De Radiguès - Jacques Delwitte, Little White Jack (Employé du moi (l'), Belgique, 2008)

Max de Radigues - Jacques Delwitte, Little White Jack
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    Parmi les spectateurs, Bruxellois et touristes, d'un musicien de rue à la barbe blanche, Max de Radiguès s'est arrêté plus longtemps, laissant travailler son imagination. ‘Jacques Delwitte, Little White Jack’ est ainsi né. Dans les pages de cette fiction inspirée d'un personnage bien réel, le musicien prend le chemin d'un studio d'enregistrement tenu par son beau-fils pour travailler avec un jeune groupe de rock anglais. Son passé se révèle au fur et à mesure des discussions avec la chanteuse et sa fille, ou de vieilles photos. Jack Wight menait une carrière musicale outre-atlantique avec sa compagne May Wright jusqu'à son retour précipité en Belgique ...

    Max de Radiguès nous raconte une nouvelle histoire bruxelloise, ou plutôt internationale, comme l'était ‘Antti’. Le riche passé du musicien de rue se révèle petit à petit en monochrome, alors que le présent se déroule en bichromie marron et verte. Comme on peut le trouver dans un album musical, les pages muettes fonctionnent comme des respirations instrumentales. Ce livre nous parle également de ponts entre générations qui peuvent se révéler salvateurs ... Après sa lecture, vous ne regarderez plus ni écouterez les musiciens au coin de votre rue de la même façon.
[16 Juin 08, Jean-Marc]


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