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Thomas Riedelsheimer
Rivers and tides (Ecosse, 2001)

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Andy Goldsworthy est un artiste écossais d'une cinquantaine d'années qui travaille dans la nature, avec la nature. Très tôt il a décidé de recourir à la photographie pour fixer ses œuvres et les faire découvrir. Ses travaux étant souvent éphémères, ou difficiles d'accès, en tout cas peu transportables dans des musées ou dans des galeries, le recours à la photographie était logique. Pourtant, beaucoup des œuvres de Goldsworthy ont une dimension temporelle évidente : exploitation du mouvement du vent, des rivières et des marées pour faire vivre ses sculptures ; utilisation des gels nocturnes, de la chaleur du soleil, des lumières changeantes... La fixité photographique semble donc retirer une dimension essentielle à l’œuvre.

Dans son livre "Pierres" (Editions Anthèse), Goldsworthy s'explique sur son choix de la photographie. Paradoxalement il la justifie par son aspect ... temporel : "Il me convient bien d'utiliser un médium qui dépende aussi étroitement du temps. Une photo s'enracine dans l'instant où elle a été prise et fonctionne, à ce titre, différemment d'une peinture ou d'un dessin. La photo est le temps. Si je devais décrire mon oeuvre d'un mot, ce serait le temps."

Dans son beau film "Rivers and Tides - Andy Goldsworthy et l'œuvre du temps", Thomas Riedelsheimer a quant à lui choisi de restituer directement le mouvement naturel qui entoure les œuvres de Goldsworthy : processus de création, interactions avec l'environnement, permanence dans les saisons, processus de destruction naturelle. Des mouvements de caméras très étudiés, assez discrets, et certainement techniquement très compliqués à réaliser (surtout en pleine nature), viennent approfondir l'ensemble. L'effet final est souvent très fort. L'attention portée par Goldsworthy à la nature est palpable. Comme l'est son émotion quand les rivières et les marées s'emparent finalement de ses créations, pour les submerger, pour les faire dériver.



- 19 Mai 05

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