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Philippe Ramos
Capitaine Achab (France, 2008)

Philippe Ramos - Le capitaine Achab
photos

    Du capitaine Achab de Herman Melville, on ne connaît que sa fin tragique face au cachalot blanc, Moby Dick. Le cinéaste Philippe Ramos imagine le parcours entier de ce personnage, de sa naissance  jusqu'à son combat final, en dehors d'une adaptation du roman de Melville comme l'avait fait John Huston ou Denis Deprez en bande dessinée. Trois chapitres sont consacrés à son enfance, sa naissance dans les forêts du Massachusetts, sa mère mourant à son accouchement, le séjour chez sa tante très pieuse, chez son père alcoolique (Jean-François Stévenin) avec son amie Louise, son retour chez sa tante mariée à Henry (Philippe Katerine) puis sa fuite sur l'île du Nantucket, aux bord de l'océan, recueilli par le pasteur Mulligan. On retrouve le capitaine Achab devenu adulte (Denis Lavant) et à sa réputation de marin chasseur de baleines aguerri dans les deux derniers chapitres. Il est retrouvé blessé et secouru par une blanchisseuse Anna (Dominique Blanc). Dans le dernier épisode, ‘Starbuck’, du nom du second du baleinier (Jacques Bonnafé), Philippe Ramos raccorde son capitaine Achab au récit de Melville.

    Philippe Ramos construit son capitaine au fil des personnages qu'il croise, imagine son destin du ventre de sa mère à celui du cachalot mythique, de la forêt à l'océan. Visuellement le film est très riche, malgré un certain dépouillement dans la réalisation. Les décors ne sont pas nombreux (la maison de sa tante, la cabane de son père, la blanchisserie, l'église), ils nous viennent du vieux continent (France et Suède) et pourtant, ils fonctionnent à merveille. Chaque chapitre s'ouvre sous forme de médaillon, une voix-off nous accompagne pour le récit, et le réalisateur utilise différents style de musiques, du traditionnel chant, "drunken sailor" au "song to the siren" de Tim Buckley ici interprété par the Czars.

    Philippe Ramos nous entraîne dans sa vision du capitaine Achab, une libre construction en quelque sorte à partir de l'épisode de Melville, une construction très solide et convaincante, avec des acteurs merveilleux (citons également Jean-Paul Bonnaire, Lou Castel, et Virgile Leclaire en jeune Achab). Pour preuve, le film a remporté deux prix (critique internationale et de la mise en scène) au festival de Locarno. A noter que le réalisateur s'était déjà essayé au même sujet avec un court-métrage de 22 minutes.
Capitaine Achab - médaillons


- 25 Mars 08

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